CultureTatitra

« Kung Fu Panda 4 », l’ursidé de DreamWorks de retour en forme olympique

Depuis sa première apparition en 2008, la bête bedonnante à poils noir et blanc ne s’était jamais autant fait attendre. Pensez donc ! Huit ans qu’on ne l’avait pas vue. Et voilà qu’elle revient, justifiant et donnant soudain raison à cette longue absence. Car notre fameux Panda, maître incongru, au vu de son embonpoint, de kung-fu, né et élevé dans les studios DreamWorks, réapparaît sur nos écrans dans une forme que l’on pourrait, en ces temps, qualifier d’olympique. Il y a longtemps que le grassouillet Po n’avait déployé autant d’énergie au combat et bougé à ce point sa carcasse généreusement enveloppée. C’est que, dans ce quatrième opus, l’ursidé a fort à faire, l’ennemi à combattre étant, cette fois, une caméléonne susceptible de prendre à tout moment la forme des pires créatures croisées dans les précédents épisodes. L’alibi rêvé pour remettre l’action au centre du film. Courses-poursuites menées à tout berzingue, affrontements épiques, scènes de kung-fu aériennes… rythment cette quatrième mouture, sans toutefois accaparer toute l’histoire. Les scénaristes Jonathan Aibel et Glenn Berger ayant veillé à ne rien sacrifier. Ni ces instants de pause, suspendus à la beauté des paysages et des décors (reboostés ici par une nouvelle génération d’animateurs). Ni cet humour mis à toutes les sauces, cette délicieuse et irrésistible autodérision qui, depuis l’origine, accompagne les personnages, agrémente la mise en scène, pimente les dialogues. Le film laisse pourtant entrevoir, au début, bien autre chose que ce vers quoi il se dirige. Depuis longtemps arrivé à ses fins – soit avoir réussi à accéder, contre toute attente et beaucoup d’efforts, au rang de maître kung-fu –, Po se voit sommer par maître Shifu, l’irritable fennec, de se trouver un successeur. La raison étant que le panda doit désormais viser plus haut, se consacrer à la méditation afin de trouver la paix intérieure, d’atteindre la sagesse et le statut de chef spirituel. Autant dire que la promotion ne sied guère à l’intéressé, plus enclin à la pitrerie, à la gourmandise et aux excès en tous genres.

Laisser un commentaire