Les Etats-Unis, premier producteur mondial de pétrole, mettent à mal l’influence de l’OPEP
Plus les Etats-Unis n’extraient du pétrole, plus le premier producteur mondial contrarie l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Avec l’Arabie saoudite à sa tête, ce cartel de douze pays membres a besoin de peser sur le marché, pour tirer les prix vers le haut. Or, son poids dans la production mondiale de pétrole (brut, sables bitumineux, schiste, condensats) a déjà décliné : il est passé de 43,2 % en 2012 à 36,3 % en 2022, sur désormais plus de 93 millions de barils par jour, selon les statistiques d’un organisme britannique, l’Energy Institute. Dans le même temps, la part des Etats-Unis a grimpé : elle s’est élevée à 18,9 % en 2022, contre 9,6 % dix ans auparavant, c’est-à-dire avant la « révolution » texane des pétroles de schiste
