Le stoïcisme : Pour faire face à la manipulation
Quand on regarde de près, la technologie a évolué très vite depuis les trente dernières années. L’homme et le monde lui ont t-ils également évolué ? Les philosophes devraient nous en apprendre mieux. Face aux grands chantiers et aux grands défis, les notions de liberté, de morale ont-elles connu des évolutions. Est-ce que l’homme est entièrement libre, le peuple Malagasy surtout ou est-ce qu’on est manipulé ? Comment ? Par qui?
Nous vous partageons ici les sept méthodes habituelles qui sont utilisées par le manipulateur pour manipuler sa proie (la répétition est volontaire). La première est de vous culpabiliser, une forme de manipulation silencieuse. La seconde est de vous faire sentir si peu sûr de vous et de vos capacités. La troisième est la victimisation afin d’éveiller la compassion de l’autre. La quatrième est de nourrir votre narcissisme. La cinquième est de vous intimider de manière subtile. La sixième est de créer de fausses discordes. La septième est de se faire passer pour un idiot.
Il vous appartient de ne pas vous faire piéger. Les recettes pour éviter les manipulations sont nombreuses mais faut-il d’abord les identifier. Nous vous proposons un vieil ami qui, lui, a beaucoup réfléchi et philosophé. Epictète est notamment à la base du stoïcisme. Voici ses deux plus importantes citations : « Parmi les choses, les unes dépendent de nous, les autres n’en dépendent pas ». Qu’est-ce qu’il voulait dire par rapport à cela ? Selon le dictionnaire des citations philosophiques, cette distinction va être au fondement de l’éthique stoïcienne.
Dépendent de nous nos pensées, nos jugements ainsi que notre attitude face au monde. N’en dépendent pas, les lois de la nature et de la société. Le stoïcisme défend l’idée d’un déterminisme strict de la nature. Ainsi, si je désire modifier l’ordre des choses, je me heurterai à l’échec et je serai malheureux. La condition de mon bonheur est donc de changer mon attitude face au monde (cela dépend de moi) et de vouloir l’ordre du monde.
Son autre citation dit : « Être libre c’est vouloir que les choses arrivent, non comme il te plaît, mais comme elles arrivent ». On explique cette citation comme suit : Cette citation est à relier à la précédente. Vouloir que les choses arrivent comme il me plaît c’est désirer être Dieu puisque je peux alors désirer changer les lois de la nature. Le sage, lui, non seulement accepte l’ordre du monde, mais le veut. Il s’intègre alors à l’ordre universel.
Un peu de philosophie ne nous fera pas de mal, encore mieux si on combine la philosophie avec l’action et le sens de la responsabilité. Comme le disait le « Ombalahibemaso, tsy adidiko izaho samirery fa adidiko izaho sy ianao ».
