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Crise au Sri Lanka? et Madagascar?

La situation actuelle est catastrophique dans le monde, selon les différents médias internationaux. Après le coronavirus, nous subissons les conséquences de la guerre en Ukraine et de la course folle à l’indépendance énergétique et aux armements, qui devient une priorité dans les pays soi-disant « développés » actuellement. Ces situations renvoient au second plan les urgences « habituelles », quand le monde était en paix : le climat, les aides au développement. 

Les Sri Lankais sont présents dans notre pays dans les exploitations minières. La majorité d’entre nous ne connaissent pas ce pays. Actuellement, le pays est sous les projecteurs puisqu’une grave crise le traverse. Voici les détails sur ce pays :

PIB par habitant : environ : 13.000 USD ;

Population : 21,8 millions ;

Espérance de vie : 77 ans ;

Taux d’alphabetisation des adultes : 93% ;

Religion : bouddhisme 70,2%, hindouisme (12,6%), Islam (9,7%) et christianisme (7,4%) ;

Indice de développement humain : 0,77 (71ème/188).

Voici ce qui se passe selon les médias étrangers : « Le Sri Lanka accablé de pénuries (carburant, électricité, nourriture…) plonge dans le chaos. Après un week-end à braver le couvre-feu et à contourner le blocage des réseaux sociaux, les manifestations reprennent dans plusieurs villes de l’île pour demander le départ du président Rajapaksa et de son clan. Le président reste pourtant en place appelant à l’union nationale. « C’est une blague! » fustige l’opposition de ce pays de 22 millions d’habitants qui souffre de pénuries de biens essentiels, produits alimentaires, carburant, médicaments, de coupures d’électricité et d’une inflation record, et d’une grave crise de confiance dans le pouvoir exécutif depuis la crise du Covid et la disparition de l’activité touristique ».

La question de la pénurie est mondiale a commencé pendant le coronavirus par le manque de masques sanitaires. En voyant les réalités et les contraintes de ce pays à part les enjeux purement politiques et géopolitiques, si ce n’est pas le cas de tous les pays, et surtout de Madagascar, ça y ressemble beaucoup (inflation, pénurie). Nous espérons que la population malagasy et surtout les dirigeants à tous les niveaux abordent d’une autre manière que celle du Sri Lanka. Les crises et les défis qui nous attendent doivent nous forcer à mieux cerner les différents enjeux actuels pour notre pays et nous pousser à agir dans le sens d’un mieux-être collectif.

Le Malagasy est finalement très malin en optant pour des constructions légères et de fortune dans divers endroit. Sachant que la menace de la destruction par des cataclysmes naturels et par des guerres existe en permanence, et peut devenir des réalités (Batsirai, guerre en Ukraine). Ne rien construire de grand dans une île paradisiaque avec la convoitise de beaucoup est une option plus que stratégique. Quoiqu’il ne faille pas se plaindre de ne pas avoir beaucoup de palaces à cinq étoiles. Comme on dit, « contentement passe richesse ». Au final, que veut-on vraiment ?

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