Le baccalauréat reste une arme essentielle contre le chômage
Depuis hier, 192 435 candidats passent les épreuves du baccalauréat à Madagascar. D’ailleurs, le diplôme du bac reste un sésame si précieux que de nombreuses communes du pays mettent à disposition des candidats des cars pour les transporter gratuitement jusqu’à leurs centres d’examen respectifs. Il l’est d’autant plus que, selon les résultats du RGPH-3 réalisé par l’INSTAT, « Le taux brut de scolarisation du secondaire du second cycle ou le Lycée est de 21,1 % pour l’ensemble, 21,8 % pour les garçons et 20,5 % chez les filles ». En d’autres termes, seule une faible partie de la population parvient à ce stade, et cela s’explique surtout par une différence de moyens financiers.
Comme chaque année, c’est donc une minorité de Malgaches qui a la possibilité d’arriver à ce niveau scolaire. Puis, qu’ils choisissent de poursuivre en études supérieures ou non, les bacheliers peuvent être sûrs que l’obtention de ce fameux diplôme constitue déjà un atout majeur pour leur recherche d’emploi. En effet, la plupart des emplois salariés nécessitent au moins le baccalauréat. Le gouvernement devrait donc tenir compte du fait que la lutte contre le chômage passe non seulement par des politiques favorisant la création d’emplois, mais également par une amélioration du système éducatif ainsi que des politiques facilitant l’accès de la population aux études secondaires. Sans être pessimiste, le chemin semble encore long…
