La Guerre Froide
La guerre froide fait aujourd’hui partie de l’histoire, mais, du temps de son existence, c’était la référence incontournable dans les débats entre spécialistes de politique et d’économie. D’un côté se tenait le « capitalisme » et de l’autre le « communisme ». Dans les pays communistes, la production et la distribution étaient dominées par l’État qui possédait et contrôlait machines, usines et magasins. Une commission gouvernementale centralisée se réunissait tous les quatre ou cinq ans et planifiait ce qu’il fallait produire, quand, comment, et pourquoi. Elle partageait ensuite les tâches entre les différents directeurs d’usine en leur fixant des objectifs. Comme la production était décidée par une autorité centrale qui distribuait les ordres, elle fut appelée « planification centralisée ». Ce système était dit socialiste parce que l’économie y était cadrée et ne laissait aucune place à l’entreprise privée ni au libre-échange. Ses partisans favorisaient cette approche parce que le dirigisme leur semblait le moyen le plus efficace de combler leur retard sur les pays occidentaux. Des économies de ce type, totalement contrôlées, ont existé dans la plupart des pays du bloc de l’Est et en Chine jusque dans les années 1970. Après quoi, une vague de libéralisation les a transformées en « socialisme de marché » (en Chine par exemple) ou a fini par détruire complètement le système communiste (en Russie et Europe de l’Est).
