Les leaders et l’autorité
Quel que soit le domaine dans lequel leur autorité s’exerce, subissent le contrecoup de cette image utopique ou négative de l’autorité et de la direction. Pourtant, les dirigeants qui exercent ce métier de façon intelligente, sensible et respectueuse des qualités et de la contribution de chacun n’abdiquent pas leur autorité et ils n’ont pas besoin de la camoufler derrière des rituels ou de nouveaux slogans.
Le dirigeant qui n’exerce pas son pouvoir légitime, soit au nom d’une idéologie ou d’un idéal, soit par désir d’être à la mode et de plaire ou par incapacité d’assumer la saine agressivité nécessaire à la vision et à l’exercice de la direction, se coupe du respect de celles et ceux qui s’attendent à le voir se comporter de manière responsable. L’absence de direction est une invite aux jeux de pouvoir, à la politicaillerie et aux luttes intestines, où s’en donnent à cœur joie les ambitieux invétérés, qui s’intéressent plus à la griserie du pouvoir qu’à la poursuite de la finalité de l’organisation et à sa performance optimale.
Une des meilleures façons de comprendre le leadership, c’est encore de laisser les leaders se raconter naturellement. Cette histoire permet, à eux et aux personnes qui les écoutent ou les lisent, de mieux comprendre et d’améliorer leur leadership. Raconter pour comprendre et assumer, ou assumer pour raconter et comprendre, voilà ce qu’on pourrait appeler le cercle vertueux de la subjectivité et du leadership.
