Conseil

Les mots nouveaux qui définissent des pratiques ancestrales

Le mot d’aujourd’hui est la « procastination », qui se définit comme une tendance à remettre à plus tard ce qu’on pourrait faire maintenant, et à demain ce qu’on pourrait faire aujourd’hui. Dans notre pays, à Madagascar, on parle surtout de « Hakamoana » ou « Fahalainana ». Dans des cas extrêmes, on dit même que la personne est victime d’un sortilège. Ce n’est pas pour rien que les « Angano » et les  « Tsianjery » évoquent le principe de  » Mandehana dieny malaina fa rehefa mazoto tsy afaka intsony ».

Dans un pays ayant des ressources et béni des dieux comme Madagascar, cette attitude/option est assez intéressante afin de profiter de sa journée et d’utiliser l’expression également à la mode aujourd’hui : « chiller ». Pourquoi planter si on peut  cueillir ? Sauf que nous sommes en 2022, et que nous ne sommes ni un Robinson Crusoé ni un Vendredi dans une île. Nous sommes 28 millions et, parallèlement, des étrangers venant d’ailleurs accostent et s’installent dans le pays pour à la fois cueillir,  ouvrir nos yeux dans une nouvelle manière de dépenser notre temps, notre énergie et notre argent et également pour faire ce que nous devrions faire et pour travailler afin d’envoyer vers leurs marchés des produits d’exportation.

Heureusement ou malheureusement, leur présence peut nous réveiller dans notre sommeil paradisiaque dans une île paradisiaque. Il ne faut pas être surpris à la fin du jeu et crier « Nankaiza ny tanteliko teto ». Aussi, il faut réfléchir et arrêter de procrastiner, arrêter de dire que c’est la faute à notre culture. Cette même culture nous a dit « Aza mitady tany malemy hanorenam-pangady ». Cette citation est l’une des solutions contre la procastination en nous disant « faisons d’abord les tâches les plus pénibles ». Faire l’inverse va nous bloquer encore plus. Ainsi, réalisons nos potentiels et nos projets. Bonne chance.

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