L’autre menace pour Gaza : sols et air pollués, eau contaminée
Sous une couette tapissée d’étoiles blanches, perfusion au bras, Mohammed pose devant l’objectif de son téléphone, l’air absent. Ce jeune Gazaoui partage son quotidien depuis Khan Younès sur le réseau social Instagram. « Je souffre, comme beaucoup de résidents de Gaza, d’une infection virale aiguë du système respiratoire », explique-t-il dans un message publié le 8 janvier. Pollution de l’air, des sols, accumulation des déchets, eau potable contaminée, la guerre à Gaza se révèle aussi une crise sanitaire d’une ampleur extrême. Les bombardements israéliens sur Gaza, menés en représailles de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, tuent des centaines de Palestiniens chaque jour. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), plus de 25 000 personnes ont été tuées par les offensives successives d’Israël depuis quatre mois, et 85 % des 2,1 millions d’habitants de l’enclave palestinienne ont été déplacés. Mais ces attaques pourraient avoir d’autres conséquences fatales pour les Gazaouis.
