La parité de pouvoir d’achat
Que vaudrait un dollar en livres ou en yens dans un monde sans frontières ou, comme le disent les économistes, dans lequel les marchés ne seraient pas dénaturés et fonctionneraient partout librement ? Dans un tel monde, tout serait au même prix, que l’on vive à New York, Paris ou Tokyo. Et cela se refléterait sur les taux de change des différentes monnaies. Si la même voiture coûtait 15 000 dollars à New York et 9 000 livres à Londres, un dollar devrait valoir 0,60 livre.
Mais l’économie ne fonctionne pas ainsi. La plupart du temps, les taux de change ne correspondent pas à la parité de pouvoir d’achat. Les économistes disent alors que l’une des monnaies est « sous-évaluée » et l’autre « surévaluée ». Pour continuer avec l’exemple ci-dessus, si le taux de change est d’1 dollar pour 0,5 livre, le dollar est sous-évalué et la livre surévaluée.
Le magazine The Economist propose un critère de référence pour comparer les monnaies. Il s’agit du fameux index Big Mac, qui examine le prix en dollars du célèbre hamburger vendu dans tous les pays. En 2009, le plus cher était celui de la Norvège (5,79 $) et le moins cher celui de la Malaisie (1,70 $), suggérant que ces monnaies étaient l’une la plus surévaluée et l’autre, la plus sous-évaluée. Aux États-Unis, le Big Mac coûtait à l’époque 3,54 $.
