Le problème énergétique de Madagascar
Madagascar dispose d’un important potentiel énergétique, mais qui est encore sous-exploité. C’est le cas des ressources hydroélectriques. Sur le plan général, d’après les données officielles, le taux d’électrification du pays n’est que de 6,6%. De nombreuses localités ne disposent pas encore d’électricité. En 1994, la production totale d’électricité s’élevait à 219 mégawatts, dont 48% proviennent de 12 centrales hydroélectriques et 52% de centrales thermiques.
Dans le domaine des énergies nouvelles et renouvelables (ENR), les ressources de Madagascar sont énormes, mais elles sont également insuffisamment exploitées. Selon des estimations techniques, l’énergie solaire peut procurer en moyenne 2 000 kwh/m² par an d’énergie, le vent 2 000 à 2 700 biomasses et les déchets sont encore mal exploités en dehors de la bagasse qui représente 73 000 tonnes d’équivalent pétrole.
Malgré tous ces potentiels énergétiques, l’utilisation du charbon et du bois tient encore une large part en matière de source d’énergie à Madagascar. Le phénomène n’est pas propre au monde rural, mais concerne aussi les milieux urbains, même des grandes villes, malgré la présence d’autres sources d’énergie comme l’électricité, le pétrole, lampant ou le gaz butane. La hausse continue de ces trois sources d’énergie renforce l’utilisation du charbon et du bois. Or, comme le précise la charte de l’environnement, « le bois de chauffe et le charbon, qui se ramène encore au feu, constituent une menace extrêmement grave pour le maintien de l’environnement malgache ».
